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  • Pascal Latouche

Transformateurs organisationnels ? Les #incubateurs et #accélérateurs #corporate

Updated: May 21, 2018


Les grandes entreprises ont bien des traits communs malgré leurs singularités. Sur le plan du business, le numérique a fait voler en éclats les murs qui séparaient les différents secteurs d’activité depuis un certain temps et le phénomène s’amplifie encore et toujours. Aussi, je pense que je ne surprendrai personne si je dis que TOUTES les grandes entreprises sont plus que jamais confrontées à une concurrence accrue qui les contraint à innover autrement. C’est dans cette veine que s’inscrit l’incubateur ou l’accélérateur corporate qui traitent du business avec les start-ups. Mais l’accélérateur ou l’incubateur corporate est-il seulement un outil business ?

J’assimile l’accélérateur ou l’incubateur corporate à une ligne de démarcation. Il y a « l’avant » et « l’après », car il s’agit de renouveler la fabrique de l’innovation : comment innover plus rapidement face à la concurrence, de façon visible pour les clients, avec un objectif de performance pour l’entreprise, en capitalisant sur l’inventivité des start-up ? Cette formulation théorique devient assez rapidement … On fait comment ? et c’est là que les choses deviennent (avec le recul) amusantes …

Appréhender cette question passe forcément par le même type d’acteurs : les dirigeants, les responsables marketing ou de business unit, les chefs de produits, les ingénieurs, et aussi nos amis de la communication. Ces acteurs qui sont naturellement au cœur de la génération des affaires de l’entreprise, sont tout aussi naturellement des parties prenantes indirectes pour l’accélérateur ou l’incubateur corporate. Tous ces acteurs constituent un microcosme socio-organisationnel et s’influencent mutuellement à travers de nombreuses interactions dont j’ai parlé lors d’un précédent post. L’incubateur ou l’accélérateur corporate comme architecte d’interactions … dans un microcosme.

Ce microcosme va profiter à l’incubateur ou l’accélérateur corporate, dès lors que ce dernier comprendra qu’il n’a pas d’autres choix que d’insuffler des changements quant aux modes de fonctionnement pour transformer l’état d’esprit des acteurs (micro-cultures) et par capillarité, la culture du groupe. Il est donc surprenant d’entendre si souvent de la part de responsables d’accélérateur ou d’incubateur corporate que ce dernier n’est pas un outil de transformation organisationnelle. Sans doute y a-t-il dans cette posture la volonté d’affirmer le caractère business et donc opérationnel de l’incubateur ou l’accélérateur corporate. La mission RH n’est-elle pas souvent à tort considérée comme fonctionnelle ? Ce rejet d’une vision plus globale de l’accélérateur ou de l’incubateur corporate me semble passéiste. L’incubateur ou l’accélérateur corporate comme transformateur d’organisation est une évidence dès lors que l’on admet que la transversalité est un élément indispensable aux affaires de nos jours et toutes les missions y trouvent leur place.

Le numérique a aussi selon moi fait voler en éclat les murs entre les missions au sein des organisations et ce n’est pas fini. Un dispositif, quel qu’il soit ne peut prétendre exercer son art, son objet, qu’en déployant ou en capitalisant sur des compétences connexes, hier inutiles, aujourd’hui indispensables. Ouvrir la boîte noire de l’accélérateur ou de l’incubateur corporate peut permettre de contribuer à découvrir les axes de travail qu’il convient de mettre en œuvre pour réussir cette transition essentielle dans les organisations… On s’en reparle …

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